Bilan Cigognes
Avant 1980, il n’y avait pas de cigognes dans les barthes de
l’Adour et l’on ne saura jamais pourquoi les premières couples s’y installèrent pour nidifier. Peut-être ont-ils trouvé ici, sur leur
chemin migratoire entre l’Europe et Afrique, un milieu marécageux
moins pollué que quelques régions nordiques, offrant aussi un meilleur garde-manger grâce à la prolifération d’une espèce
nouvelle l’écrevisse américaine rustique et prolifique, sans grandes qualité “culinaires” pour les humains, mais fort appréciée
des grands oiseaux blancs et noirs. Deux “invasions” qui ont coïncidé peut-être, par un de ces hasards heureux constatés
dans la nature. Depuis 1980, la population de cigognes blanches a beaucoup
augmenté. Un spécialiste Tristan Roy est chargé de son suivi par le Muséum d’Histoire Naturelle et effectue annuellement
des baguages de cigogneaux quand les nids sont accessibles. Le nombre annuel de naissances varie avec les conditions
météorologiques qui suivent la couvaison. 2006 est à classer dans les bonnes années, puisque 89
couples ont eu 223 poussins. Même si la mortalité est grande chez les jeunes oiseaux en migration, - (ils reviennent au bout de
3 ans dans leur région natale pour y nidifier à leur tour) -, c’est
un grand nombre de cigognes que les barthes de l’Adour vont héberger dans les années à venir. Une raison qui fait que VAM
avec l’aide d’EDF, est bien décidée à favoriser leur installation,
par la mise en place de nouveaux poteaux artificiels (6 sont déjà installés). *
À noter que quelques couples sont sédentarisés, et passent l’hiver dans les barthes. Leurs plumes blanches immaculées
contrastent avec la couleur terreuse de l’été, période d’intense
recherche de nourriture pour leurs petits.
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